Ingénierie géotechnique avec jugement régional.
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À La Seyne-sur-Mer, la Routier répond aux exigences d’un sous-sol varois marqué par des formations métamorphiques et des remblais limoneux, imposant une reconnaissance rigoureuse selon le Guide des Terrassements Routiers (GTR) et la norme NF P 94-500. Notre bureau d’études intervient dès la phase de conception pour sécuriser la portance et le dimensionnement des structures, en s’appuyant notamment sur l’étude CBR pour conception routière qui caractérise la capacité du sol support, et sur la conception de chaussées souples adaptée aux trafics modérés des voiries communales.
Ces investigations sont mobilisées pour des projets de lotissements, de zones d’activités ou de réaménagement de voirie urbaine, où la durabilité de la plateforme conditionne l’investissement. En complément des structures souples, la conception de chaussées rigides en béton est préconisée pour les giratoires et les aires de stationnement poids lourds soumis à de fortes sollicitations, garantissant une longue durée de service avec un entretien minimal. Chaque mission intègre les spécificités hydrologiques et sismiques locales pour une infrastructure fiable.
NF EN 1997-1:2005 (Eurocode 7 – Calcul géotechnique), NF P 94-282:2015 (Ouvrages de soutènement – Écrans), NF EN 1537:2013 (Exécution des travaux géotechniques spéciaux – Tirants d’ancrage), NF P 94-110 (Essai pressiométrique Ménard), Recommandations TA 2020 (CFMS – Tirants d’ancrage)
Un ancrage actif est précontraint : on le met en tension immédiatement après sa réalisation pour mobiliser la résistance du terrain avant tout déplacement de la structure, ce qui est utile quand on travaille contre un écran de palplanches près du port de La Seyne où l’on ne peut pas tolérer de déformation. Un ancrage passif n’est pas mis en tension initialement : il travaille « en réaction », en se déformant progressivement sous l’effet de la poussée des terres, typiquement dans les talus rocheux cloués du massif de Siou-Blanc. Dans les schistes altérés seynois, on privilégie souvent les ancrages actifs car le fluage des argiles pourrait compromettre un ancrage passif qui ne serait jamais sollicité assez tôt pour limiter les déplacements.
Une étude complète de conception d’ancrages actifs ou passifs, incluant l’analyse des données géotechniques existantes, le dimensionnement selon l’Eurocode 7, la production des notes de calcul et la définition des spécifications techniques pour les essais de contrôle, se situe dans une fourchette indicative de 870 € à 3 200 €. Le montant dépend de la complexité de l’ouvrage, du nombre de tirants à dimensionner, et du niveau de détail requis par le bureau de contrôle.
La norme NF EN 1537 et les recommandations du CFMS imposent trois types d’essais : des essais d’étude préalable sur tirants sacrificiels pour caler les paramètres de dimensionnement, des essais de conformité sur les premiers tirants de production (traction à 1,25 fois la charge de service), et des essais de contrôle systématique sur au moins 5 % des tirants restants. À La Seyne-sur-Mer, dans les remblais hétérogènes du littoral, nous recommandons de porter ce taux à 10 % et d’y ajouter une mesure de relaxation sur 72 heures pour chaque tirant situé à moins de 500 mètres du rivage, en raison du risque de fluage accru par la salinité de la nappe.
Nous intervenons sur des projets à La Seyne-sur-Mer et dans sa zone métropolitaine.