La Seyne-sur-Mer, longtemps tournée vers ses chantiers navals historiques, voit aujourd'hui son tissu urbain se densifier vers l'intérieur des terres et le long d'un littoral aux alluvions capricieuses. Quand on projette un ouvrage souterrain ici, entre les collines de Sicié et la rade, on tombe souvent sur des limons argileux ou des sables lâches que les anciens appelaient « terre à vase ». Ce n'est pas un matériau qui pardonne l'improvisation. Une analyse géotechnique pour tunnels en sols mous ne se limite pas à carotter : il faut comprendre comment ces sols vont fluer sous contrainte, comment l'eau salée des nappes phréatiques proches du port va modifier leur cohésion. Nos équipes interviennent régulièrement du quartier de Mar Vivo jusqu'à Tamaris, et on sait que chaque kilomètre de galerie dans cette commune de 64 000 habitants raconte une histoire géologique différente. L'enjeu, c'est d'anticiper le comportement différé du massif avant même que le tunnelier n'attaque la première passe.
Dans les argiles seynoises, un tunnelier mal paramétré peut générer des surpressions interstitielles qui mettront des mois à se dissiper.
