L’Eurocode 7 (EN 1997‑1:2004) impose une reconnaissance géotechnique rigoureuse dès lors qu’un projet touche des sols potentiellement liquéfiables ou de faible compacité. À La Seyne‑sur‑Mer, cette exigence prend tout son sens : la commune s’étire entre le massif du Cap Sicié et la rade, sur des formations quaternaires où les sables littoraux et les remblais de l’ancienne zone industrialo‑portuaire alternent avec des colluvions argileuses. Dans ce contexte, la conception de vibrocompactage ne se résume pas à un choix technique, elle engage la stabilité à long terme de l’ouvrage. Avant même de dimensionner le maillage des colonnes, le laboratoire a croisé les données historiques des chantiers navals avec des essais CPT récents, ce qui a révélé des hétérogénéités de compacité qu’un simple sondage carotté n’aurait pas détectées. L’objectif est simple : obtenir un sol traité homogène, capable de supporter les charges sans tassement différentiel, même sous sollicitation sismique modérée.
Sur le littoral seynois, un sable lâche non traité peut perdre jusqu’à 40 % de sa portance en cas de remontée de nappe, un phénomène que la conception de vibrocompactage anticipe dès le maillage.
