Ingénierie géotechnique avec jugement régional.
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À La Seyne-sur-Mer, la gestion des pentes et des murs est conditionnée par une géologie variée mêlant schistes, grès et formations argileuses sensibles à l’érosion et aux circulations d’eau. Toute intervention doit intégrer les exigences des Eurocodes 7 et 8, en particulier vis-à-vis du zonage sismique modéré de la région. Une analyse de stabilité des pentes constitue le préalable indispensable pour quantifier les risques de glissement ou de ravinement avant d’engager des travaux de soutènement.
Ces études s’appliquent à des projets très concrets : confortement de talus routiers, terrassements pour habitations individuelles en terrain pentu ou stabilisation de fronts rocheux. Pour sécuriser durablement ces ouvrages, nous associons régulièrement la conception de murs de soutènement à la mise en œuvre d’ancrages actifs et passifs. Chaque solution est dimensionnée pour répondre aux contraintes locales et garantir la pérennité des aménagements.
NF EN 1997-1:2005 (Eurocode 7 – Calcul géotechnique), NF P 94-282:2015 (Ouvrages de soutènement – Écrans), NF EN 1537:2013 (Exécution des travaux géotechniques spéciaux – Tirants d’ancrage), NF P 94-110 (Essai pressiométrique Ménard), Recommandations TA 2020 (CFMS – Tirants d’ancrage)
Un ancrage actif est précontraint : on le met en tension immédiatement après sa réalisation pour mobiliser la résistance du terrain avant tout déplacement de la structure, ce qui est utile quand on travaille contre un écran de palplanches près du port de La Seyne où l’on ne peut pas tolérer de déformation. Un ancrage passif n’est pas mis en tension initialement : il travaille « en réaction », en se déformant progressivement sous l’effet de la poussée des terres, typiquement dans les talus rocheux cloués du massif de Siou-Blanc. Dans les schistes altérés seynois, on privilégie souvent les ancrages actifs car le fluage des argiles pourrait compromettre un ancrage passif qui ne serait jamais sollicité assez tôt pour limiter les déplacements.
Une étude complète de conception d’ancrages actifs ou passifs, incluant l’analyse des données géotechniques existantes, le dimensionnement selon l’Eurocode 7, la production des notes de calcul et la définition des spécifications techniques pour les essais de contrôle, se situe dans une fourchette indicative de 870 € à 3 200 €. Le montant dépend de la complexité de l’ouvrage, du nombre de tirants à dimensionner, et du niveau de détail requis par le bureau de contrôle.
La norme NF EN 1537 et les recommandations du CFMS imposent trois types d’essais : des essais d’étude préalable sur tirants sacrificiels pour caler les paramètres de dimensionnement, des essais de conformité sur les premiers tirants de production (traction à 1,25 fois la charge de service), et des essais de contrôle systématique sur au moins 5 % des tirants restants. À La Seyne-sur-Mer, dans les remblais hétérogènes du littoral, nous recommandons de porter ce taux à 10 % et d’y ajouter une mesure de relaxation sur 72 heures pour chaque tirant situé à moins de 500 mètres du rivage, en raison du risque de fluage accru par la salinité de la nappe.
Nous intervenons sur des projets à La Seyne-sur-Mer et dans sa zone métropolitaine.