Confondre une fondation superficielle avec une solution sur pieux dans le bassin varois peut condamner un projet avant même le coulage. À La Seyne-sur-Mer, les formations alluvionnaires quaternaires et les remblais historiques du port créent des contrastes de portance sur moins de dix mètres. Une reconnaissance incomplète mène à des tassements différentiels que les structures en maçonnerie ne tolèrent pas. La conception de fondations sur pieux exige ici une campagne géotechnique calée sur la norme NF P94-262 et l’Eurocode 7. L’équipe technique du laboratoire accrédité COFRAC croise les résultats de sondages SPT avec les logs de forage pour définir l’ancrage optimal dans les marno-calcaires du Crétacé qui affleurent par endroits sur la commune. Sans cette double vérification, le risque de refus au battage ou de flambement des pieux devient critique.
À La Seyne, la différence entre un pieu qui tient et un pieu qui flambe se joue souvent dans la reconnaissance des blocs de brèche varoise.
