Entre le quartier de Tamaris, adossé aux pentes du Cap Sicié, et le centre-ville historique posé sur les alluvions côtières, la nature du sous-sol seynois change radicalement en quelques centaines de mètres. Dans le premier cas, on bute vite sur le socle de phyllades et de schistes caractéristiques de la Provence cristalline, tandis que le second révèle des alternances de sables limoneux et de remblais hétérogènes liés aux anciens chantiers navals. Cette variabilité complique sérieusement l'établissement d'une conception de murs de soutènement fiable sans une reconnaissance géotechnique poussée. Le bureau d'études combine les données de sondages SPT pour évaluer la compacité des horizons meubles et les analyses de granulométrie pour anticiper le comportement drainant des remblais derrière l'ouvrage. Chaque projet de mur dans la commune, qu'il s'agisse de stabiliser un talus en contrebas de la corniche ou de créer un terre-plein pour une villa avec vue sur la rade, exige une adaptation fine au contexte géologique local.
En zone littorale seynoise, un mur de soutènement se conçoit en intégrant le risque de remontée de nappe phréatique en période hivernale, paramètre souvent sous-estimé.
