Le sous-sol de La Seyne-sur-Mer réserve des contrastes marqués entre le quartier des Sablettes, où les sables littoraux dominent, et les hauteurs de Janas, où affleurent des calcaires et dolomies du Trias plus compacts. Dans les zones basses proches de la rade, les formations superficielles sont souvent constituées de remblais hétérogènes sur plusieurs mètres, hérités de l’histoire industrielle des chantiers navals. Pour dimensionner correctement les fondations dans ces contextes variés, l’essai SPT apporte une information mécanique fiable et directement exploitable. Nous le déployons à La Seyne-sur-Mer pour mesurer la résistance à la pénétration des sols granulaires et cohérents, en complément des sondages carottés ou des essais pressiométriques. La méthode consiste à enfoncer un carottier normalisé sous l’impact d’un mouton de 63,5 kg, ce qui permet d’obtenir l’indice N60 à chaque palier de 1,50 mètre de profondeur, conformément aux prescriptions de la norme EN ISO 22476-3:2005. Pour les sols fins, nous couplons souvent l’essai SPT avec les limites d’Atterberg afin d’affiner la classification et d’anticiper les risques de retrait-gonflement que l’on rencontre dans les argiles du bassin du Beausset voisin.
L’essai SPT à La Seyne-sur-Mer permet d’obtenir un profil de résistance mécanique continu dans les sables littoraux et les remblais, là où le pressiomètre trouve ses limites.
